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domingo, abril 22, 2007

Le Nouvel Observateur: Nicolas Sarkozy affrontera Ségolène Royal




NOUVELOBS.COM | 22.04.2007 | 22:29


Le candidat UMP recueille environ 30% des suffrages, contre 25% à sa rivale PS. François Bayrou serait à 18,5%, Jean-Marie Le Pen 11%. Selon un premier sondage Ipsos, Sarkozy battrait Royal 54%-46% au second tour.Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'affronteront le 6 mai. Avec un peu plus de 30% des voix, le candidat UMP est arrivé largement en tête dimanche 22 avril du premier tour de l'élection présidentielle, marqué par une participation massive des électeurs, devant Ségolène Royal (25%). Nicolas Sarkozy obtiendrait 54% au second tour contre 46% à Ségolène Royal, selon un sondage IPSOS pour France 2, Europe 1, 20 minutes et Le Point, diffusé à 22H00 sur France 2. François Bayrou, troisième avec 18,5%, sera l'arbitre du second tour le 6 mai.

Grand vainqueur du premier tour, Nicolas Sarkozy a réalisé le score le plus élevé pour un candidat de droite depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1974 (32,6%). Jacques Chirac n'a jamais obtenu plus de 20,8% des voix. Le candidat de l'UMP a séduit une partie des électeurs de Jean-Marie Le Pen en 2002.Le candidat de l'UMP aborde idéalement le second tour. Mais il s'est bien gardé de crier victoire. "Ce premier tour de l'élection présidentielle est une victoire pour la démocratie", a-t-il déclaré peu avant 20h30 devant ses partisans réunis salle Gaveau à Paris. "En me plaçant en tête de ce premier tour, et en plaçant Mme Royal en deuxième position, (les Français) ont marqué clairement leur souhait d'aller au bout du débat."

Sarkozy : "Respect"


Nicolas Sarkozy a exprimé son "respect" à son adversaire socialiste et souhaité que le second tour "soit véritablement un débat d'idées". Entamant immédiatement sa campagne de secon tour, il a appelé les Français au rassemblement autour du "rêve français" qu'il veut incarner. Deuxième avec 25% des voix, Ségolène Royal, dont la qualification semblait encore incertaine en fin de semaine dernière, a effacé le souvenir du 21 avril 2002, lorsque Lionel Jospin avait été éliminé dès le premier tour par Jean-Marie Le Pen. Bénéficiaire du vote "utile" à gauche, la candidate socialiste a devancé largement François Bayrou. Elle affrontera Nicolas Sarkozy le 6 mai dans un classique duel droite-gauche.Dès dimanche soir, François Hollande a appelé les électeurs "qui veulent le changement" à se "rassembler très clairement, massivement, derrière Ségolène Royal, "seule candidate du changement".

Le Premier secrétaire du PS a été entendu par les "petits" candidats de gauche. Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR) et même Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) ont appelé dès dimanche soir leurs électeurs à voter pour Ségolène Royal. Mais les "petits" candidats de gauche n'ayant obtenu qu'environ 11% des voix, les plus gros réservoirs se trouvent dans l'électorat de François Bayrou.

L'UDF, troisième force du pays


Avec 18,5% des voix, le candidat de l'UDF échoue à la porte du second tour mais a réussi à constituer la troisième force politique du pays. "A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant (...) Il y a enfin un centre en France", s'est réjoui le candidat de l'UDF dans une déclaration depuis son siège de campagne. Il n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour. Le grand perdant de cette élection présidentielle est Jean-Marie Le Pen. Avec 11% des voix, le candidat du Front national a réalisé son plus mauvais score depuis 20 ans. "Je croyais que les Français étaient assez mécontents (...) Je m'étais trompé", a-t-il réagi, visiblement déçu. Le vieux leader frontiste a précisé qu'il attendrait son discours du 1er mai pour prendre position pour le second tour. Jean-Marie Le Pen a été victime de la participation-record à cette élection présidentielle, qui a passionné les Français. Avec seulement 15,2% d'abstention, selon TNS-Sofres, la participation s'est située au niveau de celle de l'élection présidentielle de 1965 (15,2%).

Aucun des huit autres candidats n'a dépassé la barre des 5%. Premier des "petits" candidats, Olivier Besancenot a obtenu 4,3% des voix. Il devance Philippe de Villiers (2,5%), Marie-George Buffet (2%), Dominique Voynet (1,6%), Arlette Laguiller (1,5%), Frédéric Nihous et José Bové (1,2%), et Gérard Schivardi (0,3%). AP

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